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Gaubertin ..son histoire - La vigne

LA VIGNE
 
 
 
Nom donné à différentes plantes de la famille des ampélidacées. Toutes les vignes cultivées pour le produit de raisin et la fabrication du vin appartiennent au genre Vitis. L'espèce Vitis Vinifera est la plus utilisée en raison de ses aptitudes vinifères. On admet que la culture de la vigne a débuté il y a 4000 ans à partir des espèces sauvages du Proche-Orient.
 
QUAND LE TONNEAU DEVINT...
Si les Romains enseignèrent aux Gaulois la culture de la vigne et la fabrication du vin, ils apprirent de nos ancêtres à construire des tonneaux. En effet, les Gaulois furent les premiers à travailler le bois de châtaignier afin d'en tirer des lattes qu'ils courbaient et cerclaient. Les Romains comprirent vite que le tonneau était une invention géniale, véritable allié du vin. Il remplaça vite l'amphore de terre, lourde et fragile et l'outre de peau fétide; par le tonneau qui roulait, s'entassait facilement et pouvait contenir d'importantes quantités de vin.
 
Le vin est le plus beau présent que Dieu fait aux hommes. (Platon)
 
Dieu n'a fait que l'eau
Mais l’homme a fait le vin ! (Victor Hugo)
 
LE VIGNOBLE DU GÂTINAIS FRANÇAIS
 
Au Moyen Age, le vignoble du Gâtinais s’étend, au sud de l'actuel département de la Seine et Marne (Canton du Château-Landon, La Chapelle la Reine, Lorrez de Bocage, Moret sur Loing et Nemours). Au nord-est du Loiret (cantons de Bellegarde, Ferrières, Châlette et Montargis ; canton de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Puiseaux).
Cependant, la réputation de ce vignoble sur les vins du Beaunois (Beaune-la-Rolande, Gaubertin, Juranville, Saint Loup des vignes) seule région où la vigne va perdurer jusqu'au début XX ème siècles (1925) Le vignoble du Gâtinais connut son apogée aux XI ème et XIIIème   siècles. La guerre de cent ans. (1337-1453) mit fin à cette période florissante.
En 1630, Don Morin, dans son histoire du Gâtinais, n'hésite pas à faire-là d'avantageuses comparaisons: « Beaune en Gâtinais  assise entre le bon vignoble qui ne cède rien à celui du vin de Champagne »
 
Les vins du Gâtinais Français étaient exportés dans la région de Champagne pour augmenter la coloration des vins de Champagne et faire la concurrence aux vins de Bourgogne et non pour faire du vin de Champagne.

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Les recherches pour l’amélioration du Champagne par Dom Pierre Pérignon (1638-1715), moine à l’abbaye bénédictine d’Hautvilliers, on ne connaissait déjà qu’un mousseux aux propriétés malicieuses qui le firent surnommer "vin du diable" ou "saute bouchon"vers 1688, son secret fut sans doute, à la base, adjonction au vin d’une quantité de liqueur et élaborée du vin blanc à partir de raisins noirs à la fin du XVIIe siècle. Dom Oudart fut un des premiers à préférer les bouchons de liège aux vieux bouchons de bois et d’étoupe. Il fallut attendre, un siècle plus tard, les essais de dosage exactement d’un pharmacien œnologue, François de Châlons. Les bouteilles d’abord coiffées de chevilles de bois garnies d’étouffes imbibées d’huile, puis cachetées à la cire, puis bouchon de liège, la casse des bouteilles était fort importante (15 à 20% et 80% des bouteilles ont cassé en 1828) enfin bouchon ficelé par une tresse de fil de fer 1844-5-7 et 15-11 Adolphe Jacquesson dépose un brevet pour une capsule qui recouvre le bouchon et résiste à l’entaille du lien-fil de fer).
Il est cependant certain que le vignoble du Gâtinais Français doit beaucoup plus sa renommée sa situation géographie qu'à la qualité de ses vins  la question n'était pas, en ce temps là, d'obtenir des produits, remarquables, mais bien d'avoir des débouchés, le meilleur vin se vendait mal s'il était loin de la ville et les médiocres s'enlevaient avec rapidité si les consommateurs étaient à proximité du lieu où il se récoltait » (histoire de la propriétéAvenel)
 
LA REGLE DES 20 LIEUES
 
Cet avantage géographique est confortée; en 1577 par un arrêt du parlement destiné à réglementer l'introduction des vins de la capitale, lequel oblige les marchands à acheter leur vin à plus de 20 lieues soit 88Kms) de Paris. Cette " règle des 20 lieues" avait pour effet de préserver la production des bourgeois parisiens propriétaires de vigne, et va être bénéfique au vignoble du Gâtinais occidental. C'était, écrit l'intendant de Bouville en 1698 des vins de par leur qualité et qu'on était en peine d'écouler quand le commerce pour Paris pouvait s'en fournir en d'autres régions. Le docteur Gastellier, dans un manuscrit sur le Gâtinais présenté à l'Académie Royale des Arts et belles Lettres d'Orléans en 1779 dit à ce propos les vins du Gâtinais sont très colorés. Dans le commerce, ils sont employés à couper des vins blancs et des vins rouges qui manquent de couleur, ils sont propres à les conserver et à les soutenir. Cette propriété les fait rechercher et ils se vendaient aussi cher, et quelquefois plus cher, que les vins Orléanais.
 
GRANDS CRUS DU GATINAIS FRANÇAIS
 
Les vins qui firent la renommée du Gâtinais furent :
En blanc le Meslier saint François (dit "Meslier du Gâtinais ") En rouge le rouge Gois Noir (Gouas-Gouais).
En 1779, le Docteur Gastellier souligne le succès commercial que remporte ce dernier cépage grâce à ses qualités colorantes utilisées pour le coupage des vins.
Les vins les plus réputés sont ceux de : " Saint Loup les vignes, Montbarrois, Boiscommun, qui sont sur les coteaux, ont des fonds de glaise et dont les vignes ne gèlent presque jamais ni au printemps ni à l'automne. On estime aussi les vins d’Egry et Auxy surtout de ces deux paroisses qui sont sur le coteau tourné au midi Les vins de Gaubertin et de Beaune-la-Rolande sont de bonne qualité."
 
 
PHYLLOXIERA :
 
Ce minuscule puceron, de toutes les maladies de la vigne peut-être le plus ravageur, comme l'indique trop bien son nom Phylloxéra vastatrix, vient d'Amérique vers 1864 en France.
En l893.J.Duplessis, professeur départemental d'Agriculture du Loiret, mentionné également comme cépages spécifiques au Gâtinais, le Gamay blanc, le Perrielet et le Meslier vert
" Aujourd’Hui, On ne cultive pour ainsi dire plus de nos anciens plants, à part quelques lopins de Meslier et de Gamay. Après le phylloxéra, le vignoble a été presque entièrement reconstitué en Noah, Othello et depuis quelques années en Gaillard 157 "
 
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Les solutions: HYBRIDATION, GREFFE ?
Cette dernière fut préconisée par la chambre d'agriculture du Loiret qui créa des pépinières départementales, et incita, dés 1889, à l'ouverture d'écoles de greffage. Les premières écoles s'ouvrent dans le Gâtinais en 1892 à Puiseaux, Juranville, Saint Loup des Vignes. Quant aux «hybride franc », qui donnent de très bons résultats à Gaubertin. Les hybrides francs de Gaubertin sont les numéros 7053 et 5455
 
Il n'y a pas de joie sans Vin. (Le Talmud)
 
 
TAILLE EN TETE DE SAULE.
 
Elle se pratiquait dans le Gâtinais et dans Aunis: le cep était taillé comme un gobelet dont les bras serait réduits au minimum, la couronne prenait alors l'aspect d'une «tête de saule » sur la quelle on choisissait
les sarments, que l'on taillait ensuite à un œil, quelquefois à deux yeux. C'est une taille peu rationnelle, pratiquement abandonnée aujourd'hui.
Les amendements sont 100gr engrais par pied de vigne.
 
La vigne n'aime que l'ombre du vigneron.
(Dicton populaire)
 
La vigne est en fleur fin juin, 100 jours (environ) après, la fleur les vendanges.
Les vendanges à Gaubertin ont lieu fin septembre. Après le ramassage du raisin, le pesage de la récolte, puis on sépare les baies des rafles (érafle).
Après éraflage on écrase en partie les baies, afin de libérer le moût provenant de la pulpe, dans lequel macèrent les pellicules et les pépins.
Pour connaître le degré d’acidité du moût ou le degré alcoolique, on remplit une éprouvette de moût, on y plonge le mustimètre, le trait placé en face de la surface du liquide vous indique par exemple 1051. Faites faire un demi-tour sur lui même à ce petit tube en verre et vous pourrez lire le degré alcoolique, c’est à dire 7°.
 
 
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LA CHAPTALISATION.
Opération appelée encore"sucrage" on utilisa d'abord le miel, puis aux environs de 1790, le sucre, consiste à ajouter du sucre au moût en vue de compenser, les années de mauvaise maturation, le manque de sucre dans le raisin.
Pour augmenter le degré alcool du vin : Poids de récolte moins les déchets (rafle) x nombres de degrés souhaités x 22gr de sucre
Pour le Gâtinais Français la chaptalisation autorisée est de 2,5 degrés maximum.
 
Chaptal, médecin et chimiste français, a préconisé cette opération en 1801, alors qu'il était ministre de l'intérieur, pour faciliter une meilleure conversation du vin.
 
 
FERMENTATION.
 
Le froment fera croître les jeunes hommes,
Et le moût les jeunes filles. (Ancien testament Zacharie 9.17)
 
La vinification en rouge classique comporte essentiellement une macération et deux fermentations (alcooliques et malo-lactique)
Au cours de la fermentation du vin rouge, les substances solides montent à la surface et forment ce l'on appelle-le "Chapeau ". Ce chapeau contient une forte concentration de levures dont l'activité provoque une dangereuse élévation de la température. Par ailleurs, il empêche le moût d'être en contact avec l'air, faisant ainsi obstacle à la reproduction des levures. Il est donc indispensable d'enfoncer le chapeau, avec un pilon de bois. Plusieurs fois par jour le vigneron ausculte sa cuve, surveille la température, goûte le vin naissant, en examine la couleur.
 
 
Le vin peut être considéré à juste titre comme le plus et plus hygiénique de tous les breuvages. (Louis Pasteur)
 
LE DECUVAGE
Il s'agit maintenant de séparer le vin, des éléments solides auxquels il est encore mêlé. Ce n'est qu'une des phases de la vinification, mais elle est de toute importance. Cette opération dure 2 mois.
 
Le bon vin fait le bon vinaigre. (Dicton populaire)
 
Qui ne sait boire, ne sait rien. (Boileau)
 
Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles. (Baudelaire)
 
BOUCHON
 
                 Rien ne vaut le liège! Aucun autre matériau, naturel ou fabriqué, ne remplit les conditions exigées pour le bouchage idéal du vin : les essais de bouchons en matière plastique, en ce qui concerne les vins fins, ont lamentablement échoué. II faut, en effet, que le bouchon permette au vin de respirer (sans excès ni insuffisance), afin que celui-ci puisse se conserver, mais aussi continuer à vivre et à s'épanouir. Le liège, seul, répond à ces impérieuses conditions : élastique et souple, il adhère remarquablement au goulot et, surtout, il est parfaitement imputrescible. Les spécialistes emploient même, selon les vins, des qualités différentes de liège : liège souple, par exemple, pour les vins à boire jeunes, liège plus ferme pour les vins de garde et, spécialement, pour les vins blancs exposés à la madérisation.
                 II semble bien que l'idée du bouchage au liège soit due à dom Pérignon*. On prétend que celui-ci fut inspiré par les pèlerins espagnols, qui employaient des morceaux de liège grossièrement taillés au couteau pour boucher leur gourde.
                Auparavant, on se contentait de verser sur le vin une couche d'huile qui surnageait, ou on employait des chevilles de bois entourées de bon chanvre imprégné d'huile et toujours bien net, comme le prescrivait, en 1659, le statut des verriers-bouteilleurs.
                 Économiser sur la qualité du bouchon est une mesquinerie dangereuse. Les bouchons doivent avoir au moins 4 à 4,5cm de long; le liège doit être de la meilleure qualité, et le bouchon lui-même très bien taillé, avec une tranche parfaite du côté vin. Les bouchons ne doivent jamais, avant l'emploi, tremper dans de l'eau chaude, qui lui ferait perdre son élasticité. Avant d'être utilisés, ils doivent être mis une douzaine d'heures dans de l'eau fraîche, puis dans du vin.
 
                Démasclage d’un chêne-liège au Portugal. Cette opération consiste à enlever le premier liège, « appelé mâle », impropre à la fabrication des bouchons. Ce n’est que dix à quinze plus tard que la récoltera le liège de bouchennerie.

Date de création : 10/09/2008 @ 14:09
Dernière modification : 17/12/2012 @ 19:39
Catégorie : Gaubertin ..son histoire
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